
Lui, travaille avec son pied, et façonne la matière.
Elle, offre des souvenirs parfois créés dans la pierre, parfois dans le bronze, voire même dans les jeux de lumière. J'ai ainsi pu observer les cadrans solaires, que vous pourrez croiser tout au long de votre balade, et d'autres merveilles. Je suis repartie avec une médaille qui me sert aussi à me donner l'heure, si je peux m'initier à nouveau sur sa compréhension, face au soleil.

.... Vous n'aurez pas d'autre option ! Certainement pas ! Vos enfants pourraient dire qu'ils ont une préférence pour les parcs d'attractions, mais vous resterez fermement aux commandes lorsque vous traverserez la région où les restaurants pourraient leur sembler interdits. Que de délicieuses crêpes et glaces à savourer...
Cependant, ce délice que vous propose cet îlot minuscule, défiant chaque artiste, qu'il s'agisse de potier, d'émailleur, de bijoutier ou ici, comme un maître du temps...
Votre enthousiasme vous empêchera de lâcher prise.

Dans cette plaine, vers votre droite, se situe la rue de l'Ancien Château qui vous guide jusqu'au Promontoire. De là-haut, vous pourrez admirer la côte de Meschers et, sur l'autre rive de la Gironde, la Pointe de Grave.
La place est entourée par les vestiges des fortifications construites sur ordre du roi anglais Édouard Ier en 1284. En les observant, on se dirige vers l'église Sainte Radegonde, dont la silhouette compacte se distingue au-dessus des habitations.
Le piéton avance tranquillement, profitant des odeurs maritimes uniques à cette presqu'île qui évoque un navire, dominée à l'avant par l'emblématique église romane édifiée au XIIe siècle par les moines de l'abbaye de Saint-Jean-d'Angély.
L'édifice a vu sa façade ouest refaite dans le style gothique au XVe siècle après qu'une section de la nef soit tombée dans la mer. Depuis, les efforts de protection contre les colères des eaux ont été menés avec une régularité indispensable.
La ville ne porte-t-elle pas la devise « Talmont au péril des flots » ? La caverne sous le chevet de l'église a été creusée par le violent tsunami du 29 décembre 1999. C'était le seul lieu qui n'a jamais été protégé par une falaise ou un mur. Il a été nécessaire de mener des travaux d'urgence et, par conséquent, la muraille débutée 700 ans plus tôt par les Anglais a été achevée en l'an 2000.

La promenade des remparts, qui est bordée par les vestiges d'un chemin de ronde, se trouve derrière l'église et présente des perspectives sans égal sur l'estuaire et les rivages du Médoc. C'est à cet endroit que la Gironde atteint sa largeur maximale de 12 km. Bordeaux se trouve à 80 kilomètres en suivant le cours d'eau.
En longeant la falaise, le touriste découvre les ruines les plus marquantes et préservées de la forteresse, connues sous le nom de Tour Blanche, une appellation donnée par les Anglais en référence à la « White Tower », emblématique Tour de Londres. Cette porte donne sur l'estuaire, ce qui permet d'observer le recul de la falaise. Toutefois, il reste impossible de déterminer à quel moment la tour s'est effondrée dans les eaux. En revanche, il est bien connu que les Espagnols, très contrariés d'avoir été expulsés de la ville, en 1652, sont responsables de sa ruine.
Depuis la Tour Blanche, on bénéficie d'une vue spectaculaire sur la Roche du Caillaud, ses vignobles et ses carrelets. C'est en 1917 que les Américains ont commencé à construire un vaste port en eau profonde pour accueillir des troupes et du matériel destinés à la guerre (les plans sont exposés au Musée). Les falaises ont été explosées et ont reculé de 30 mètres. L'accord d'armistice de 1918 a mis un terme à l'entreprise. Cependant, les galeries et les puits de mines n'ayant pas été démantelés, lors d'une tempête, en 1999, une immense vague a pénétré par les ouvertures, provoquant l'effondrement de la falaise et avec elle, la découverte des 25 carrelets empilés au fond de la baie, devant les demeures du Caillaud. À ce jour, bon nombre d'entre eux ont été refaits, avec audace...

Il y avait même des insouciants, fascinés par les nuages de corolles qui semblent se fixer à leurs doigts, valsant d'une rue à l'autre... toutes ces petites ruelles pavées et bordées de murs en pierre, où le soleil déverse ses larmes de bonheur, parce qu'ils s'éloignent, vers cette église si isolée et tant étrillée par la brise des marais. Ils s'en vont là, main dans la main et un sourire sur le visage, vers des lendemains encore inconnus... ils semblent comblés, sous ce vent qui leur tombe du ciel.

Voilà ce petit bout de terre que j'aimerais aller revoir. De là, naissent des piaillements, des oiseaux et des chansons...
Il y avait des musiques qui dansaient dans les rues, elles tournoyaient sur les murs de pierres qui embellissent ce petit village.
Je fermais les yeux et je chantais.