Bourges se situe dans le département du Cher et reste la commune la plus peuplée de cette "parcelle de terre". Sur le plan régional, elle se situe en 3ème position, après Tours et Orléans.
Il faut dire que là-bas, dans les fins fonds de la France, vous vous dirigez complètement vers l'espace 'Nature Privilégiée'. En effet, tout autour de cet environnement, croisant des fleuves tels que l'Allier, la Loire ou le Cher, viennent s'y apposer les rivières de Bourges, comme l'Yèvre, l'Yèvrette, l'Auron, le Moulon, le Langis et la Rampenne, mais encore le canal de Berry.
Pourquoi vous évoquais-je donc cette partie de France. La pêche ? Les balades à vélo ou pédestre ? Les différentes espèces de volatiles des marais s'effaçant dans un bruissement d'ailes et de piaillement si éphémères ? La verdure de plus en plus grasse et propre à la biodiversité de la région ? Tous ces châtelains qui vous attendent à leurs portes afin de vous offrir leurs histoires ? Ou encore ces personnages qui s'en sont allés au travers le temps et l'histoire, et qui ont laissé leurs traces bien enlisées dans cette terre ?
À vous d'innover ou d'inventer ce que vous voulez, à partir du moment où vous ne vous égarez pas dans les multiples façonnages de toutes ces péripéties...

La Cathédrale St Étienne
Une pure merveille doublement caractéristique !
D'une part, par l'aspect extérieur de cette dernière, qui élance sa beauté propre tout au long des rues qui laissent encore entrevoir le passage d'un temps passé. Je comprends bien sa place à l'Unesco.
Un caché surprenant, d'autre part, par sa formidable crypte qui à l’origine sert de soubassement au chœur de la cathédrale, est plutôt appelée « Église basse ». Pourquoi ? Il s'agit là d'une église sous une église... On y découvre, les restes du jubé de la cathédrale, datant du XIIIᵉ, les restes du tombeau du Duc Jean de Berry, les sépultures des archevêques et cardinaux de Bourges, ainsi qu’un magnifique ensemble sculpté du XVIᵉ siècle représentant une Mise au Tombeau. Une église sous une église... je hâtais mes pas, mes yeux voulaient tout voir. Tout au-dessus de nous, il se déroulait un mariage couvert de bleu roi et de bleu marine, sous-entendant un enchevêtrement des costumes de l'armée. Tout en dessous de nous, il y a comme un temps figé, au regard des statuts qui ont tournées leur visage vers la lumière... une sorte de vie sereine... on se sent observer, on a presque l'impression qu'elles vont se tourner vers nous. Pendant quelques secondes, je me revois, assise dans le divan, avec mes enfants, à visionner pour l'unième fois, les aventures du Doctor Who, plus précisément lors de la rencontre avec les "Anges Pleureurs"... Ils sont là. Ils sont bien devant moi. Mais non peut-être pas les mêmes choix, non, puisqu'elles sont tournées vers la lumière...

Commencée en 1195 par le chevet établi sur le fossé du rempart gallo-romain, sa construction s'est poursuivie par la nef et la façade occidentale.
Sur la façade principale, cinq portails s'ouvrent sur cinq nefs où les effets de perspective et l'unification des volumes sont particulièrement saisissants.
Les vitraux du début du XIIIe siècle, répartis sur les trois niveaux de l'élévation du choeur, impressionnent autant par la délicatesse de leurs teintes que par leur mise en scène.

Il fait bon y être à ce moment-là. Nous nous retrouvons entre touristes, appareil photo à la main, afin de se sentir comme "invité privilégié" d'un mariage noble.
À vrai dire, nous sommes très facilement reconnaissables, de manière bucolique, je dois l'avouer ! Avec nos bermudas et tee-shirts bariolés, nos cheveux décoiffés, nos sandales et nos lunettes de soleil, il va sans nul doute, que nous faisons sourire les invités.

